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3 clés pour rester en possession de ses moyens avec son cheval

Rédigé avec la collaboration de Sébastien Thomas préparateur mental pour athlète

 

Chute, réaction imprévisibles, peur de ne pas réussir ou de mal faire sont autant d’appréhensions auxquelles de nombreux cavaliers sont confrontés dans leur pratique de l’équitation.

Le rythme cardiaque qui s’accélère, le syndrôme “des jambes molles”, attitude passive et subie, l’oubli de son parcours sont des symptômes qui peuvent être contrôlés et apprivoiser en améliorant sa préparation mentale.

Ces notions ne sont pas uniquement destinés aux compétiteurs et performeurs de haut niveau. Elles s’adressent à toutes personnes désireuses d’améliorer le contrôle de soi et d’apaiser un imaginaire parfois digne des pires scénarios catastrophes de film hollywoodien.

Le manque de confiance en soi, la peur, le manque de “gniak” ne sont pas des gènes partis intégrants de votre ADN, mais dès conditionnement conscients ou non, désirés ou pas. Quoi qu’il en soit, il est possible (et primordiale !) de se les réapproprier, bonne nouvelle n’est-ce pas ?

 

Abattez les mythes

Depuis la nuit des temps, l’homme à peur de ce qu’il ne connaît pas, de ce qu’il ne contrôle pas. Or, le cheval ayant ses réactions propres peut rapidement devenir une inquiétante source d’angoisse : “Va t-il faire un écart, un refus, va-t-il se mettre debout ?”

Une meilleure compréhension du pourquoi du comment vous aidera à lever le voile sur certains mystères (qui n’en sont pas en réalité) et par la même occasion faire disparaître des angoisses infondées.

 

Exemple : Mon cheval a peur en balade, dans les village particulièrement ! Alors que dans les plaines c’est un agneau….

En étudiant le comportement et la vision du cheval vous auriez appris que de par sa vision panoramique “Pompon” est plus apte à être en confiance dans les grands espaces dégagés. Devoir se concentrer sur de multiples coins et recoins est stressant pour une proie telle que lui.

Pensez à passer du temps à observer les réactions de votre cheval sans stress de chute. Par exemple au pansage ou en liberté.

Quelques ouvrages qui vont vous aider :

 

Disséquer les problèmes

“Je sais que mon cheval rétive à la jambe pour partir au galop, de plus il y a des travaux dans le coin et il m’embarque toujours à cet endroit là, il est tout à fait capable de me mettre une bonne ruade en même temps !”

Effectivement, même moi à ce moment-là j’ai pas envie de partir au galop sur ledit cheval.

Mais plutôt que de se résigner à y aller tout de même à la manière du samouraÏ kamikaze, travaillez vos difficultés une à une quitte à ne faire ce “coin au galop” que dans quelques séances.

Séquencez vos difficultés et une fois maîtrisées une à une, vous pourrez réassembler l’ensemble (ce qui demandera encore du travail).

 

Vivez dans le présent

Etre “ici et maintenant”, un leitmotiv qu’on entend souvent en développement personnel. Mais qu’est-ce que cela veut vraiment dire ?

Restez dans le présent, c’est focaliser son mental dans ici et maintenant, dans les éléments qui sont indispensables pour réussir sa tâche, son saut…C’est éviter  que les pensées parasites (je n’y arriverai pas, je suis nulle, qu’est-ce qu’on va penser de moi…) apparaissent, c’est limiter les projections dans le futur ou les retours dans le passé (pourvu que je ne fasse pas les mêmes erreurs que la séance dernière…). Etre dans le présent, c’est aussi mettre à distance le résultat et revenir au plaisir de faire du cheval.

Vous pouvez aussi fixer votre attention sur votre respiration : pour cela mettez votre main sur votre ventre, et commencer par expulser l’air de vos poumons (votre ventre rentre), puis prenez une grande inspiration, votre ventre gonfle, puis expirez de nouveau en allongeant le temps de l’expiration et recommencer 4 à 5 fois. Portez en même temps votre attention sur votre main sur votre ventre.

Deux ouvrages utiles :